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Occupation réelle des locations saisonnières à Tulum : Les chiffres qui doivent alerter les investisseurs

On vous promet des taux d’occupation mirobolants. 80 %, 85 %, parfois 90 %. On vous montre des graphiques flatteurs. On vous parle d’une demande insatiable. Ces promesses sont séduisantes. Elles sont souvent fausses. La réalité des locations saisonnières à Tulum est plus nuancée. Les taux d’occupation réels sont inférieurs aux promesses. La concurrence explose. La saisonnalité pèse. Les revenus sont plus faibles que prévu.

Voici les chiffres qui doivent alerter les investisseurs avant d’acheter un condo à Tulum.

Le mythe du taux d’occupation à 90 %

Commençons par déconstruire le chiffre le plus répandu. Le taux d’occupation à 90 %.

D’où vient ce chiffre ?

Ce chiffre vient souvent des promoteurs. Ils l’utilisent pour vendre leurs projets, prennent la haute saison, de décembre à avril, ignorent l’été, ignorent septembre et octobre, les mois les plus creux. Le résultat est gonflé.

La réalité annuelle

Un taux d’occupation annuel de 90 % est exceptionnel. Il signifierait que le bien est loué 328 jours par an. Même dans les meilleurs emplacements, ce chiffre est rare. La réalité se situe plutôt entre 55 % et 70 %. Parfois moins.

La saisonnalité incontournable

Tulum a des locations saisonnières marquée. La haute saison s’étend de novembre à avril. La demande y est forte. Les prix y sont élevés. En revanche, l’été est plus calme. Septembre et octobre sont les mois les plus difficiles. Les pluies, la chaleur, les ouragans. La demande chute.

Le site AirDNA fournit des données réelles sur les taux d’occupation à Tulum. Consultez-le avant d’investir.

La concurrence qui explose

Le marché de la location saisonnière à Tulum est saturé. Cette saturation pèse sur les taux d’occupation.

Des milliers de biens en locations saisonnières

Tulum compte des milliers de condos, de villas et de chambres en location courte durée. Chaque mois, de nouveaux projets sortent de terre. L’offre augmente plus vite que la demande. Cette surabondance dilue les réservations.

La guerre des prix

Face à la concurrence, les propriétaires baissent leurs prix. Les tarifs de location ont baissé. Cette baisse réduit les revenus. Elle rend les calculs de rentabilité obsolètes.

La qualité qui prime

Dans un marché saturé, seuls les biens exceptionnels tirent leur épingle du jeu. Un condo standard dans un immeuble standard se noie dans la masse. Les biens avec piscine privée, vue sur la mer, design remarquable ou emplacement unique résistent mieux.

Les plateformes qui favorisent les mieux notés

Airbnb, Booking, VRBO. Ces plateformes mettent en avant les biens bien notés. Un bien sans avis ou avec de mauvais avis est relégué en fin de liste. Il reçoit moins de réservations.

Consultez notre article sur la rentabilité réelle d’un condo à Tulum pour un calcul complet.

Les chiffres réels du marché

Passons aux chiffres concrets. Ils sont moins flatteurs que les promesses.

Les taux d’occupation par zone

Les taux varient fortement selon l’emplacement. La zone hôtelière affiche les meilleurs taux, autour de 65 % à 75 %. Aldea Zama se situe entre 55 % et 70 %. La Veleta oscille entre 45 % et 60 %. Les zones éloignées de la plage descendent sous les 40 %.

Les revenus réels

Un condo acheté 300 000 dollars génère en moyenne 25 000 à 40 000 dollars de revenus bruts par an. Après déduction des frais de gestion, des charges, de l’entretien et des taxes, le revenu net se situe entre 15 000 et 25 000 dollars. Le rendement net réel est de 5 % à 8 %.

Les mois difficiles

Septembre et octobre sont les pires mois. Les taux d’occupation peuvent tomber à 20 % ou 30 %. Les revenus s’effondrent. Les charges continuent de courir. Cette période creuse met à l’épreuve la trésorerie des investisseurs.

La durée moyenne des séjours

La durée moyenne des séjours à Tulum est courte. Deux à quatre nuits en moyenne. Cette rotation rapide augmente les frais de ménage. Elle augmente aussi l’usure du bien.

Tableau : Les promesses contre la réalité

IndicateurPromesse des vendeursRéalité du marché
Taux d’occupation annuel80 % à 90 %55 % à 70 %
Taux d’occupation en septembre« La demande reste forte »20 % à 30 %
Revenus bruts annuels50 000 $ et plus25 000 à 40 000 $
Rendement net10 % et plus5 % à 8 %
Durée des séjoursLongue2 à 4 nuits en moyenne
Concurrence« Le marché est porteur »Des milliers de biens en location

Les facteurs qui aggravent la situation

Certains facteurs rendent les locations saisonnières encore plus difficile.

La réglementation croissante

Les autorités mexicaines encadrent de plus en plus la location courte durée. Des permis sont exigés. Des taxes sont collectées. Ces règles ajoutent des coûts et des contraintes.

La dépendance aux plateformes

Les propriétaires dépendent d’Airbnb, de Booking et des autres plateformes. Ces plateformes modifient leurs algorithmes. Elles augmentent leurs commissions. Cette dépendance crée de l’incertitude.

Les frais de gestion élevés

Les agences de gestion locative prélèvent 15 % à 25 % des revenus. Ces frais réduisent le rendement net. Ils ne sont pas toujours justifiés par la qualité du service.

L’usure accélérée

La rotation rapide des locataires use les biens. La peinture, les meubles, les électroménagers. Ces coûts de remplacement grèvent la rentabilité.

Les catastrophes naturelles

Les ouragans menacent la côte caraïbe. Une saison cyclonique active peut faire chuter la demande. Elle peut aussi endommager les biens.

Comment investir malgré ces chiffres alarmants ?

Ces chiffres ne doivent pas vous décourager. Ils doivent vous rendre prudent.

Faites vos propres calculs

Ne vous fiez pas aux promesses des vendeurs. Faites vos propres projections. Utilisez des hypothèses prudentes. Un taux d’occupation de 60 % est raisonnable. Un revenu net de 5 % est réaliste.

Choisissez un emplacement exceptionnel

L’emplacement est la clé. Privilégiez les zones proches de la plage. Les biens avec des atouts uniques. Une piscine privée, une vue, un design remarquable. Ces biens résistent mieux à la concurrence.

Différenciez votre bien

Ne proposez pas un condo standard. Offrez une expérience. Un design soigné, un équipement haut de gamme, un service attentionné. La différenciation attire les locataires.

Prévoyez une trésorerie solide

Les mois creux existent. Prévoyez des réserves. Vous devez pouvoir payer vos charges même sans revenus. Une trésorerie solide vous permet de traverser les périodes difficiles.

Diversifiez vos canaux de location

Ne dépendez pas d’une seule plateforme. Utilisez Airbnb, Booking, votre propre site. Diversifiez pour réduire le risque.

Consultez notre article sur l’investissement fractionné à Tulum pour une alternative moins coûteuse.

Conclusion : La vérité protège, les promesses détruisent

Les chiffres des locations saisonnières à Tulum sont moins flatteurs que les promesses. Les taux d’occupation sont plus bas. Les revenus sont plus faibles. La concurrence est plus rude.

Cette vérité ne doit pas vous empêcher d’investir. Elle doit vous inciter à la prudence. Un investissement bien pensé, dans un emplacement exceptionnel, avec un bien différencié, peut être rentable.

Ne vous fiez pas aux promesses. Fiez-vous aux données. Analysez. Calculez. Prévoyez le pire. Si votre investissement reste rentable dans le scénario pessimiste, il sera florissant dans le scénario optimiste.

La vérité protège. Les promesses détruisent. Choisissez la vérité.

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